LA NECESSITE DEFENSIVE
Lorsque le petit comptoir colonial se transforma
en une cité, avec l’arrivée des habitants de
Phocée, après 540 av. J.C., la ville s’étendit
vers l’est en suivant la ligne de crête. Le promontoire
de Saint-Jean était probablement fortifié par le mur
de défense qui englobait la ville.
La période grecque jusqu’au milieu
du Ier siècle av. J.C. est une époque de prospérité
pour la ville surtout orientée vers le commerce maritime
et terrestre.
Pour sa protection, elle fait édifier des murs d’enceinte
très massifs en pierre de taille de la Couronne, ponctués
de tours. Les vestiges des deux plus importantes, encadrant l’entrée
principale de la Ville à l’Est, à l’emplacement
actuel de la rue de la Caisserie, sont encore visibles.
Appréciation du géographe grec
Strabon (env. 64 av. J.C., 25 ap. J.C.) :
| “Marseille est située sur un
sol rocheux en forme de théâtre qui regarde le
midi. Ce rocher est muni de bonnes murailles”. |
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LE SIEGE
DE CESAR : Marseille
passe sous la domination romaine
C’est en 49 avant J.C. que se joue
l’indépendance de Marseille.
Appréciée de Rome et son alliée de longue
date, elle se trouve prise dans un conflit politique romain dont
elle aurait voulu ne pas se mêler. Dans la guerre qui oppose
César à Pompée, elle tente d’abord
la neutralité, mais très vite, elle doit choisir.
En se déclarant pour Pompée, c’est-à-dire
dans le camp qui correspondait le mieux à la tradition
politique de la Ville, elle s’attire les foudres de César
qui l’attaque sur terre et sur mer.
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Marseille est assiégée par César
qui amène trois légions, aguerries par les rudes campagnes
de la “guerre des Gaules”, au pied de la cité
phocéenne.
L’importance du site du promontoire Saint-Jean ne nous est
pas connue dans le système défensif de la cité
mais grâce à l’ensemble de ses puissantes fortifications
Marseille oppose une résistance héroïque pendant
plus de quatre mois avant une reddition honorable.
Certes la cité doit livrer son
trésor et son armement mais César n’impose pas
la destruction de ses murailles qui pourront être réparées,
et ses habitants restent libres.
Elle perd cependant son indépendance
et sa prééminence en Provence. Deux légions
marquent la présence romaine dans la ville et le territoire
de Marseille se trouve réduit au profit d’Arles, récompensée
pour l’aide décisive qu’elle a apportée
à César lors du siège.
Néanmoins, la ville presque intacte, peut reprendre son activité
artisanale et commerciale et retrouver son prestige de ville culturelle.
La paix romaine lui permet de prospérer pendant trois siècles.
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