Patrick BERGER

Architecte français établi à Paris, diplômé en 1972, docteur en urbanisme en 1977. Il enseigne à l'école polytechnique fédérale de Lausanne et à l'école d'architecture de Paris-Belleville. Chevalier de l'Ordre national du Mérite, chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres, membre de l'Académie française d'Architecture et membre de la Fédération des Architectes suisses, il est l'auteur de plusieurs livres et essais et donne des conférences en Europe, au Japon et outre Atlantique.

Quelques réalisations :

Nouveau siège de l'Union européenne de Football en Suisse, l'UEFA, distinction vaudoise d'architecture 2000 ; parc André Citroën à Paris, 1er prix “ parcs urbains ” 1992 ; reconversion du viaduc de la Bastille à Paris ; école d'architecture de Bretagne à Rennes, prix de l'Equerre d'argent 1990 ; Maison de l'université de Bourgogne à Dijon ; Monument de la communication France-Japon dans l'île d'Awaji ; revitalisation du centre historique de Samarcande ; centre culturel Ulug Beg, pour la fondation Aga Khan et l'union des architectes soviétiques et ouzbeks.

_ Projet A _

L'équipe du concours
Architecte co-traitant : Jacques Anziutti (Lyon)
Chef de projet : Mathieu Mercuriali (architecte)
Economiste de la construction : bureau Michel Forgue
Ingénieurs structure : bureau d'études Coyne & Bellier
Ingénieurs fluides : bureau d'études Louis Choulet

Un grand volume sous la figure d’une nasse contient trois espaces muséaux, volume ombré le jour et brillant la nuit.
C’est un dispositif structurel métallique, tressé avec des fibres de parement végétal ou minéral, maniables à la main, révélatrices d’un savoir-faire.
C’est un dispositif scénographique puisqu’il permet une multiplicité d’accès, de parcours, de représentation.
Son espace est généré en plan par un cercle fractalisé comme tous les ports divers et égaux autour de la Méditerranée.
Une terrasse continue réunit le MCEM et le Fort Saint Jean en un signe unique.
Face à l’horizon, le présent et le passé sont reliés d’un seul trait.
Nulle autre émergence, pour que le point de vue dégagé en haut du Fort reste intact. Sa sensation actuelle est encore accentuée par les nouvelles mesures de ce sol élevé sur la mer.
Cette terrasse est un jardin qui contient les objets et les scènes des civilisations de L’Europe et de la Méditerranée.
Le parcours est ouvert, on y découvre les divers lieux d’exposition et d’accueil disposés en plusieurs séquences, tant dans le MCEM que dans le Fort.
La situation des services administratifs est également répartie pour le cadre de travail.
C’est une “ architecture de passages ” et le MCEM en est la figuration construite sur l’esplanade.
Coursives, rampes et montée visible sur le Fort sont assemblées pour former une circum-ambulation autour de ce nouvel édifice.
Ces circulations de plein air et d’ombre répondent au climat et la passerelle en console préserve le Fort.
Cet espace circulaire s’étend à l’intérieur selon une galerie périphérique sur tous les niveaux où sont disposés librement l’accueil, les cafés, la documentation, la déambulation jusqu’à un patio s’ouvrant sur la terrasse.
Le hall est ainsi mixte en se déployant tout autour du site tout comme la distribution des espaces d’exposition. Ces derniers sont au cœur du MCEM sur trois niveaux, quatre avec celui possible, en plein air, sur la terrasse.
L’ensemble est un paysage de franchissement, de l’esplanade à la Tour du Roy René.

dernière mise à jour : 15-Sep-2004