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Kheïr-eddin dit Barberousse, le fameux capitaine corsaire qu’a retenu la légende européenne, place Alger, menacée par les Espagnols, sous l’autorité du Sultan ottoman Selim 1er (1519). Il reprend le Peñon aux Espagnols, dote la cité d’un port et la fortifie. Quand la Turquie conclut la paix avec l’Espagne au xviie siècle, la course devient l’apanage des provinces maghrébines. Les corsaires, regroupés dans leur corporation ou tâïfa, représentent une véritable puissance à Alger. Ces Raïs d’Alger sont qualifiés de « moujâhidoun fî sabîl Allah », « combattants dans la voie de Dieu », engagés qu’ils sont dans une « djihad sur mer ». Ils sont considérés depuis la bataille de Lépante (1576) comme les meilleurs et les plus braves marins en Méditerranée. Beaucoup d’entre eux sont d’origine européenne, convertis à l’Islam. En 1640 on recense à Alger plus de 3000 Français. Trubert juge nécessaire d’attirer l’attention de Colbert sur ces Provençaux « qui prennent aussi facilement le turban qu’un bonnet de nuit ».

La course

Maquette de chébec " algérien ", Laurent Damonte, vers 1980 - Musée d'Histoire de Marseille, Phot MHM Maquette de galère " la fleur de lys ", 17e siècle, Gustave Moutte, maquette au 1/50e en un seul bloc de sapin - Musée du Vieux-Marseille, Phot. Nils Aragon