"Aux frontières de l'héroïsme,
les Acrites dans l'Europe médiévale"
15 avril – 16 mai 2005
Exposition-dossier réalisée dans le cadre du programme
européen Acrinet
guide
de l'exposition
Cette exposition sur panneaux consacrée aux Acrites procède
des recherches menées dans le cadre du programme européen
Acrinet, qui s’attache à promouvoir le dialogue pacifique
sur l’identité européenne et les héritages
multiculturels.
Déjà présentée à Paris au musée
national des Arts et Traditions populaires du 27 octobre au 14
novembre 2004, elle invite à revisiter les légendes
chevaleresques du Moyen Age, dont les figures de héros
s’organisent toujours, et dans toute l’aire européenne,
sur quelques motifs invariables : combats acharnés, armes
ou montures surnaturelles, bravoure, dévouement, passion,
etc. Ces légendes constituent l’un des fondements
de notre culture européenne.
L'origine de ces chevaliers remonte à la chute de l'Empire
romain au Ve siècle, alors que les frontières de
l’Empire étaient menacées par les “
barbares ”. Durant le haut Moyen Age, de multiples royaumes
se créèrent en Occident alors qu'en Orient, Byzance
étendait son influence sur un immense territoire. Pour
résister aux divers envahisseurs (sarrasins, hongrois,
bulgares…), les autorités recouraient ainsi à
des mercenaires pour protéger les confins et maintenir
l’ordre intérieur.
L'Empire byzantin recrutait les acrai (défenseurs ; acra
: frontière) parmi les populations frontalières.
Remportant des victoires éclatantes, ces Acrites furent
dès lors courtisés par le pouvoir central qui les
exempta d’impôts et leur accorda privilèges
et domaines.
Se sentant indispensables, ces chevaliers, dont le plus représentatif
est Dighénis Acritis, prirent de plus en plus d'autonomie
vis-à-vis de l'Empereur et de l'Eglise. L'imaginaire populaire
leur édifia une véritable mythologie, mêlant
palais, faits d’armes, amours, serments et plaisirs liant
chasse, festins, musique et poésie. La mort seule pouvait
les terrasser, les prenant par surprise, en pleine force de l'âge,
au sommet de leur gloire. En Occident, le même récit
inspira Roland, Le Cid, Arthur, Tristan, Siegfried.
L’aristocratie médiévale forgea ces légendes,
communes au patrimoine européen, diffusées aussi
par les pèlerins, les moines, les soldats, les marchands
et autres voyageurs.
Renseignements pratiques :
Tour du Roy René – Fort Saint-Jean
Quai du Port - 13002 Marseille
tél. 04.91.91.84.57
Accès : métro : Vieux Port (ligne 1) ; bus 83 (Fort
Saint-Jean)
Horaires : tous les jours sauf le mardi, de 13h00 19h00
Entrée gratuite
Commissariat de l'exposition / Grèce :
Direction Scientifique : Hélène Ahrweiler, Recteur
de l’Université de l’Europe - Coordination
Scientifique : Aikaterini Polymerou – Kamilaki, Directrice
du Centre de Recherche ethnographique grecque - Responsable de
la coordination du Programme ACRINET : Fouli Papagéorgiou,
Directrice générale du Centre d’Études
pour le Développement – PRISMA - muséographie
: Louisa Karapidakis, muséologue-archéologue du
Centre de Recherche ethnographique grecque.